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Edition du Dimanche 10 Avril 2011

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Actualité (Dimanche 10 Avril 2011)
 
La coordination autonome des étudiants durcit le ton

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Appel à une marche “millionnaire” le 12 avril
Par : Farid Abdeladim
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Le département de Harraoubia, qui croyait mettre fin au mouvement estudiantin par la tenue de la récente Conférence nationale de l’enseignement supérieur, doit “revoir sa copie”. 

  

UN MILLION D’ÉTUDIANTS MARCHERONT À ALGER
Attention aux dérapages!
Idir TAZEROUT  - Dimanche 10 Avril 2011 - Page : 4



Le 12 avril ne sera pas de tout repos pour les services de sécurité
Organisateurs et services de sécurité auront fort à faire pour assurer le calme.


Les étudiants promettent de braver l’interdit. Ils ont maintenu le principe de la marche millionnaire sur Alger. «Nous tablons sur la présence de plus d’un million d’étudiants», a déclaré, hier, Hamzaoui Abdelkrim, chargé de liaison, de communication et de l’information au sein de la Coordination nationale autonome des étudiants (Cnae), lors d’une conférence de presse tenue à la faculté de Bouzaréah. Un tsunami estudiantin risque de déferler mardi prochain sur la capitale.
«On est obligé d’investir la rue pour se faire entendre mais aussi pour tenter de sauver l’Université algérienne de l’impasse dans laquelle elle est placée», a ajouté le conférencier. Selon ce dernier, la marche du 12 avril se déroulera de la Grande Poste au Palais du gouvernement. Même les enseignants et les chômeurs diplômés se mettront de la partie. Ils ont accordé, désormais, leurs violons pour réussir la marche millionnaire. «Y participeront des étudiants, des enseignants universitaires ainsi que des chômeurs diplômés. Il y va de notre avenir et de celui de notre pays», a insisté M.Hamzaoui. Depuis l’amphithéâtre Kateb-Yacine lieu de la conférence, les membres de la Coordination ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation chaotique dans laquelle se débat l’Université algérienne. Ils disent rejeter en bloc les résultats de la Conférence nationale initiée par le département de Harraoubia, prétextant l’exclusion des étudiants de cette rencontre.
M.Hamzaoui a lancé un appel aux étudiants dans la perspective de bâtir une université meilleure dans une Algérie meilleure.
Sur un autre plan, les conférenciers sont revenus sur les derniers évènements qui ont secoué l’université de Béjaïa avec l’incendie du rectorat, la marche des étudiants empêchée et violemment réprimée à Boumerdès, l’exclusion arbitraire de l’étudiant tunisien suite à sa solidarité avec ses camarades algériens durant la grève et les exactions subies par les étudiants à l’université d’Oran. Ils ont dénoncé également l’agression dont a fait l’objet une étudiante de la cité universitaire de Ben Aknoun durant la nuit de jeudi dernier alors qu’elle affichait l’appel à la marche du 12 avril prochain. «Nous dénonçons tous les harcèlements, violences et agressions qu’ont subis les étudiants à travers toutes les universités», a martelé, pour sa part, Yacine Aissiouène, membre du comité estudiantin de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou (Ummto). Les représentants de la Cnae ont réitéré l’ensemble de leurs revendications, insistant sur l’importance de leur démarche dans la conjoncture actuelle. Une plate-forme de revendications de 23 points, regroupant les deux volets, pédagogique et social, est élaborée par ladite coordination. Les revendications concernent «la démocratisation de l’université, la reconnaissance des comités autonomes, l’unification de la carte de l’étudiant, le maintien des deux systèmes, la valorisation des diplômes, l’augmentation des bourses...». Au même titre que les enseignants, les étudiants revendiquent la tenue des états généraux de l’Université algérienne et sa démocratisation. Deux revendications qui figurent dans le procès-verbal de l’assemblée générale des enseignants, tenue le 7 mars, à l’Université des sciences et technologies Houari-Boumediene (Usthb), à Alger. Quelle sera la réplique des autorités à la marche des étudiants? La réponse est importante car un simple dérapage peut mettre le feu aux poudres. Les organisateurs doivent mettre en place un service d’ordre des plus draconiens. De son côté, la Dgsn est déjà rompue à la gestion des mouvements de foule et elle est capable d’assurer la sécurité dans la capitale. Reste un troisième point: les baltaguis. Mais qui les encadre?

) L'Expression


TRAMWAY D’ALGER
Le 1er tronçon opérationnel le 8 mai
R.N  - Dimanche 10 Avril 2011 - Page : 9


 

La mise en exploitation commerciale du premier tronçon du tramway d’Alger, reliant Bordj El Kiffan à Bab Ezzouar (est d’Alger) sur 7,4 km, est prévue pour le 8 mai prochain, a annoncé le ministre des Transports, Amar Tou, lors d’une visite d’inspection au projet. M.Tou a annoncé, par ailleurs, que le lancement de «la marche à blanc» des rames du tramway sur ce premier tronçon, composé de 14 stations, se fera à compter du 16 avril courant. Pendant une durée de 20 jours, les 12 rames du tramway d’Alger circuleront, sans voyageurs, entre Bordj El Kiffan et Bab-Ezzouar de 6 heures du matin jusqu’à 21 heures, et ce, en préparation au lancement commercial programmé pour le 8 mai. Au terme de cette visite d’inspection au cours de laquelle le dernier essai technique a été effectué, le ministre a remis les permis de conduire et des attestations de qualification (Certificat de capacité à la conduite du tramway) à la première promotion de conducteurs comprenant 24 hommes et deux femmes. Les chauffeurs relèvent de l’Entreprise de transport urbain et semi-urbain (Etusa) qui s’est vu confier l’exploitation commerciale du tramway d’Alger en vertu d’un contrat signé la semaine dernière, a précisé M.Tou. Les essais techniques de la première partie de ce projet urbain avaient été entamés en décembre 2010. Dans sa totalité, le tramway d’Alger, qui assurera quotidiennement le transport de 185.000 voyageurs, desservira 38 stations au total sur une ligne de 23,2 km. Il reliera la banlieue est d’Alger au centre-ville. Des extensions du projet sont prévues notamment de la rue des Fusillés à Bir Mourad Raïs dont l’avis d’appel a été lancé il y a près d’un mois. Sur les 17 projets de tramways lancés à travers le pays, 3 sont en cours de réalisation à savoir ceux d’Alger, Oran et Constantine, 6 en phase d’attribution des études de détails et 8 en cours d’étude de faisabilité. Les six wilayas, dont les études de détails sont en cours d’attribution au niveau de la Commission nationale des marchés sont Sétif, Ouargla, Annaba, Batna, Mostaganem et Sidi Bel Abbès.


 

 

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Edition du Dimanche 10 Avril 2011

Editorial

Les dangers de la logique financière


Par : Salim Tamani 


La caisse est ouverte. L’argent est disponible. La paix sociale n’a pas de prix. Mais elle a un coût. Et ce coût, personne, aujourd’hui, ne peut en mesurer les conséquences qu’il pourrait engendrer à l’avenir.

Tout le monde s’y met. Après les gardes communaux, les enseignants, les étudiants, les médecins, les pompiers et les fonctionnaires, c’est au tour des GLD et des Patriotes de revendiquer. La logique est simple. Dès lors que les autres ont eu gain de cause, alors pourquoi pas moi ? Cette logique va au-delà de ce que l’on pourrait penser. L’État a ouvert la boîte de Pandore. Face aux revendications de l’ensemble des secteurs d’activité, le gouvernement a répondu favorablement, excepté pour les médecins résidents où la justice a été saisie pour déclarer la grève illégale. 
La caisse est ouverte. L’argent est disponible. La paix sociale n’a pas de prix. Mais elle a un coût. Et ce coût, personne, aujourd’hui, ne peut en mesurer les conséquences qu’il pourrait engendrer à l’avenir sur la stabilité du budget de l’État dès lors que l’Algérie demeure dépendante de la rente pétrolière. Et si demain le prix du baril tombait en dessous des normes, quelle serait alors la solution ?
Dans l’urgence, le gouvernement actionne la planche à billets pour taire les revendications sociales. Du coup, il contente certaines catégories d’entre elles mais il contribue en même temps à l’accroissement de l’inflation qui va inévitablement rattraper les maigres augmentations octroyées vu que les commerçants ont revu les prix à la hausse pour gagner, eux aussi, au change. Et les choses en resteront là. À commencer par le problème du logement où l’État a délibérément cassé des formules pouvant absorber les demandes de larges couches de la société pour permettre un trafic de l’immobilier des plus scandaleux au point où un logement à Alger est beaucoup plus cher qu’à Madrid ou à Paris. 
Autre problème de fond qui est à l’origine des mouvements de grève : les salaires. Sur ce point bien précis, l’Algérien est le moins payé dans la région du Maghreb alors que la rémunération est la principale motivation d’un employé. Bien payer permet d’avoir une adhésion des masses à un projet, si projet il y a bien sûr. L’État s’est volontairement fait prisonnier de sa propre logique d’argent. Mais nul ne sait où va mener cette logique…



Edition du Dimanche 10 Avril 2011

RADAR

Les modalités d’attribution fixées au “Journal officiel”
Locaux commerciaux au profit des jeunes chômeurs

Les modalités et les conditions de mise à disposition des locaux réalisés dans le cadre de “l’emploi des jeunes” ont été définies dans un décret exécutif publié au Journal officiel n°17. 
Le texte précise que les dispositions prévues concernent les locaux résultant des opérations d’aménagement et de réhabilitation des actifs résiduels des Aswak
et des entreprises de distribution des Galeries algériennes (EDGA) dissoutes, ainsi que des programmes neufs. Conformément à la loi de finances 2011, les locaux prévus sont mis à la disposition des bénéficiaires sous forme de location et ne peuvent faire l’objet de cession, souligne le décret.
S’agissant de la location, elle est formalisée
par un contrat entre le président de l’APC et le bénéficiaire, qui précise le caractère suspensif de la location dans le cas de non-règlement de 3 mensualités consécutives. 
Il est précisé, en outre, que le bénéficiaire doit exploiter personnellement et directement le local et le mettre en exploitation sous peine de résiliation du contrat de location, dont la durée est fixée à 3 ans renouvelables par tacite reconductio
n.

 


Dilem du Dimanche 10 Avril 2011 | Vu 9754 fois

 

PAS D’EUROS DANS LES BANQUES ET PAS DE DINARS DANS LES BUREAUX DE POSTE
La mafia a «pompé» votre argent
Tahar FATTANI  - Dimanche 10 Avril 2011 - Page : 3



En plus de la pénurie de devises, c’est maintenant le dinar
Ahmed Ouyahia, Premier ministre, a jeté un pavé dans la mare: «Où va l’argent du pays?» s’est-il interrogé.


Les barons du marché informel de la devise dictent leur loi. Le taux de change de l’euro sur le marché parallèle dépasse 140 DA. Les citoyens se plaignent de la pénurie de devises qui se font de plus en plus rares au niveau des banques. Les bureaux de poste sont en panne de monnaie nationale. Ce constat n’est pas nouveau. Les retraités, qui encaissent leurs pensions en devise dans les guichets de la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr), ont souffert le martyre.
Depuis l’année écoulée, les clients de la Badr étaient obligés de «patienter» durant des mois pour espérer toucher la moitié de leur pension. Le manque de liquidités dans les bureaux de poste est devenu une coutume. Cette situation persiste depuis plus de deux ans. Le gouvernement a beau essayer d’avancer des justificatifs quant à cette pénurie et les nombreux et divers arguments avancés par le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication sont loin d’être convaincants, selon les experts financiers.
Moussa Benhamadi a, maintes fois, expliqué que les bureaux de poste sont surchargés et ils n’ont pas pu répondre à la demande. «Cette situation s’explique par deux facteurs. Le premier est lié aux augmentations enregistrées dans les salaires et le paiement avec effet rétroactif de certains fonctionnaires et la seconde est que la majorité des versements des fonctionnaires se font à la même date, à savoir la fin du mois.» Le gouvernement avance les raisons, mais il peine toujours à trouver des solutions. Ce marché échappe, semble t-il, au contrôle de l’Etat. Ahmed Ouyahia, Premier ministre, évoque l’existence de la mafia financière.
Pour M.Ouyahia, elle est à l’origine même du manque de liquidités au niveau des bureaux de poste. «La Banque d’Algérie a augmenté en octobre dernier l’émission de billets de banque de 10 à 18 milliards de DA par jour (...) Les fonds émanant des centres de chèques postaux ont, quant à eux, augmenté de 250%», a-t-il rappelé, lors de son passage à la Télévision nationale, il y a dix jours. Et de s’interroger: «Où va donc cet argent?» La question est posée. Une telle interrogation émanant du patron de l’Exécutif est loin d’être une simple reconnaissance ou un aveu d’échec. C’est cette même question que posent les experts et les simples citoyens. Où va cet argent?
En attendant que le gouvernement trouve une réponse à ce questionnement et surtout une solution à cette problématique, M.Ouyahia accuse la contrebande et le commerce illicite d’être à l’origine de la surévaluation de la devise sur le marché parallèle. Le taux de change a atteint les 140 DA pour un euro, alors que les établissements financiers posent sérieusement le problème de pénurie de la devise. Selon les observateurs, rien ne justifie une telle surévaluation.
L’augmentation du taux de change dans l’informel intervient, entre autres, dans des conjonctures assez particulières. En effet, à l’approche de la saison du pèlerinage et des vacances de fin d’année, le taux de change enregistre une surévaluation.
A quelques mois de la saison estivale qui sera marquée par le retour des émigrés, le marché informel de la devise est censé connaître une forte baisse. Le gouvernement a pris quelques mesures pour mieux contrôler la circulation de cette monnaie.
Il s’agit, notamment du durcissement des mesures de transfert de l’argent à l’extérieur ainsi que du renforcement des dispositifs douaniers au niveau des frontières. Cela suffit-il pour faire barrage à cette mafia financière? Les dispositifs de contrôle se doivent d’être renforcés.
D’autres mesures doivent être prises en urgence, estiment les experts. Dans un autre registre, l’introduction, vers la fin du mois en cours, du billet de banque de 2 000 DA s’inscrit dans la politique de l’Etat de mieux contrôler le marché financier espérant trouver des solutions à la sortie de cette crise et faire face, entre autres, à la menace de l’informel sous l’emprise des barons.


) L'Expression

 

Les Canaris picorent le Chabab

JS Kabylie 4 – CR Belouizdad 2

le 10.04.11 | 01h00

   Sofiane Younes a été l’homme du match
| © Sami K.

Sofiane Younes a été l’homme du match


C’est la première fois en Coupe d’Algérie que les Kabyles sont parvenus à dominer assez nettement les Belouizdadis tant leurs confrontations ont toujours été très serrées.

Mais pour ce quart de finale, les Kabyles ont été plus forts que leurs adversaires du jour. Et ce ne sont pas les fans du CRB qui nous contrediront, eux qui ont quitté les gradins du stade dès le 3e but des locaux. Des locaux qui avaient démarré comme l’aurait fait un moteur diesel. Il aurait fallu voir Saïbi, un ex-Canari, rater d’un cheveu un centre de Boukedjane (12’) pour les voir accélérer et passer à la vitesse supérieure. D’autant que cette fois-ci, ils semblaient bien en place et respectueux des consignes de leur coach. Younes, qui a fait un tabac face à ses «ex», était pratiquement dans tous les buts kabyles. En effet, le n°10 kabyle a été le passeur des deux buts de Hamiti, à l’origine du penalty qui a amené le 3e but après avoir mis sur orbite Remache et enfin l’auteur de la 4e et dernière réalisation des Canaris. Des Canaris qui ont eu le mérite de ravir leurs fans qui, pour la circonstance, se sont déplacés en plus grand nombre et ne sont guère repartis déçus par cette affiche du jour. Ils ont eu droit à six buts. Et surtout assisté à de belles facettes de jeu.

D’un côté comme de l’autre, les deux staffs ont aligné leurs meilleurs éléments. Belhout avait associé cette fois Yahia Cherif-Hamiti et replacé Nessakh sur le flanc gauche de la défense en lieu et place de Oussalah, confiant le jeu à Younès. Hamiti lance le festival des buts en reprenant d’une tête rageuse un centre de Younes alors qu’il était au milieu de trois défenseurs visiteurs (14’). Une ouverture du score qui rassure un peu plus les locaux avant que les visiteurs ne reviennent dans la partie à la 40’ suite à un coup franc rageur d’un ex-Kabyle, Saïbi, qui fusille Berrefane. On pensait dès lors que le premier half allait s’achever sur ce score de parité, mais c’était sans compter sur ce diable de Hamiti qui a cette qualité d’être toujours au bon endroit.

En effet, suite à un centre tir de Younes, Aksas dégage mal son ballon en le remettant dans les pieds de Hamiti qui ne se fait pas prier pour redonner l’avantage à son équipe, au grand désespoir des fans belcourtois qui ont fait le déplacement et dont la joie de cette égalisation n’a été que de courte durée. Et ce, avant qu’ils ne soient totalement laminés par ce troisième but de Tedjar sur penalty, à la 53’, suite à un fauchage de Remache, puis un 4e but de Younes. Les hommes de Gamondi ont bu le calice jusqu’à la lie. Et ce, même s’ils sont parvenus, dans les cinq dernières minutes, à atténuer la douleur par un 2e bu

  


Actualités : L’HÔTEL DES MONNAIES CONFRONTÉ À UN ÉPINEUX PROBLÈME DE SÉCURISATION
Le lancement du passeport biométrique reporté


Le lancement du passeport biométrique va encore être retardé. L’Hôtel des monnaies a décidé d’annuler le contrat qui le lie à Fasver, l’entreprise chargée de la sécurisation physique du document de voyage. Un processus est actuellement en cours pour sélectionner un nouveau fournisseur. 
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Les Algériens devront encore attendre longtemps avant de pouvoir voyager avec un passeport biométrique. L’Hôtel des monnaies, institution chargée de réaliser le document de voyage, fait face à d’importantes difficultés en termes de sécurisation. Le film plastique, ou laminat, fourni par l’entreprise française Fasver s’est avéré totalement inefficace. «Le laminat de Fasver est de qualité médiocre. Lors des tests, les techniciens de l’Hôtel des monnaies ont constaté de multiples problèmes, notamment en matière d’adhésion du film sur le papier du livret du passeport. Des difficultés d’ordre technique ont également été constatées dans le process d’impression. Le film de Fasver est incompatible avec les imprimantes Bookmaster et Dilleta», explique une source au fait du dossier. La situation est réellement préoccupante. En effet, il est important de savoir qu’un passeport biométrique est doté de plusieurs systèmes pour assurer son inviolabilité. Le laminat, qui est apposé sur le champ réservé à la photographie et aux données personnelles du détenteur du passeport, est lui-même composé de plusieurs éléments de sécurité, dont une série d’hologrammes. «Théoriquement, l’Hôtel des monnaies aurait dû acquérir son propre système de fabrication de laminat. La réalisation de ce film devrait être du ressort exclusif de l’Etat. C’est une question de souveraineté, pour ne pas dire de sécurité nationale. Mais les conditions d’acquisition du système de passeport biométrique font que l’Hôtel des monnaies a été dans l’obligation de sous-traiter cette partie du projet», précise notre interlocuteur. Fasver a remporté le marché du Laminat au terme d’un avis de sélection restreint lancé par l’Hôtel des monnaies en faisant une offre de moins de 600 000 euros. Certains n’hésitent pas à parler de «bradage». En fait, Fasver est loin d’être une grosse pointure en matière de laminat. Installée à Baillargues, petit village du département de l’Héraut, dans le sud de la France, la PME n’est qu’une simple imprimerie familiale. Selon un site internet spécialisé, Fasver était classée à la 202e position des imprimeries de France en 2009. Ces dernières années, ses résultats financiers sont en chute libre. Pire, elle ne dispose même pas d’un site web. Un fait plutôt étrange pour une société spécialisée dans les nouvelles technologies… Alors comment Fasver a-t-elle pu s’imposer en Algérie en décrochant un marché aussi important que celui de la sécurisation du passeport biométrique ? Ce «succès» serait à mettre sur le compte d’une autre entreprise française, Oberthur en l’occurrence. Pour des raisons qui restent encore à élucider, Oberthur a réussi à fournir à l’Hôtel des monnaies le livret et la puce du passeport biométrique. Selon certaines indiscrétions, cette entreprise aurait «facilité » l’introduction de Fasver. Au même titre d’ailleurs que Keynectis, l’entité chargée de réaliser la certification électronique (PKI) du passeport biométrique. Aujourd’hui, pour sécuriser le document de voyage, l’Hôtel des monnaies n’a d’autre choix que de relancer un nouveau processus de sélection. L’institution a récemment pris attache avec quatre opérateurs : un français, un britannique, un chinois et un suisse. Les quatre figurent parmi les plus importantes entreprises de réalisation de laminat au niveau international. L’opérateur qui décrochera le marché devrait, dans le meilleur des cas, mettre en œuvre sa solution dans 5 à 6 mois. Entre-temps, l’Algérie aura perdu un temps précieux pour lancer son passeport biométrique. 
T. H.



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/04/10/article.php?sid=115543&cid=2




10/04/2011
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