ROUIBA ......

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A quel parti profitera la misère sociale?

CRISE DE LA POMME DE TERRE, DU LOGEMENT ET CHÔMAGE

A quel parti profitera la misère sociale?

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La détresse, un terreau dans lequel la mouvance islamiste en général et l'Alliance pour l'Algérie verte, en particulier, comptent prospérer
La détresse, un terreau dans lequel la mouvance islamiste en général et l'Alliance pour l'Algérie verte, en particulier, comptent prospérer

La mouvance islamiste, qui en a fait son fonds de commerce, peut tirer les marrons du feu.

Les maux qui minent le quotidien des Algériens sont identifiés: flambée des prix des produits de consommation de base à l'instar de celui apparemment incurable de la crise de la pomme de terre... Il y a ceux aussi qui, à moyen ou à long terme, peuvent les plonger dans une précarité qui aura pour conséquence de les consumer à petit feu. Un terreau dans lequel la mouvance islamiste en général et l'Alliance pour l'Algérie verte, en particulier, comptent prospérer. En faisant de ces difficultés son thème favori durant la campagne électorale des législatives du 10 mai qui débute aujourd'hui.
Les fondamentalistes, qui ont fait déjà leurs preuves sur le terrain de la misère sociale, n'hésiteront probablement pas à fustiger l'action du gouvernement et lui faire porter le chapeau de la détresse sociale et économique des Algériens. Pour cela ils se fendront en promesses pour alléger les contraintes quotidiennes de leurs concitoyens. Quelles propositions peuvent-ils par contre faire? Quelle crédibilité leur accorder? Pour lutter contre le chômage des jeunes, le président du MSP, qui s'est exprimé au nom de l'alliance par l'Algérie verte (En Nahda, El Islah, MSP) propose l'instauration d'une aumône légale. Autant dire ajouter de la misère à la misère. Quant à l'évasion fiscale, il s'est tout simplement prononcé en faveur d'une amnistie sous condition. «Nous sommes prêts à tourner la page du passé si les gens qui ont des sacs d'argent cachés chez-eux, viennent déclarer leurs avoirs et déposer 2,5% de ce qu'ils possèdent dans le Fonds de la Zakat», a déclaré mercredi à Alger Bouguerra Soltani qui a estimé que c'est le meilleur moyen de lutter contre ceux qui tirent profit de l'informel. «Ces riches ont peur et l'économie nationale, ne profite pas de cet argent», a-t-il souligné pour soutenir sa plaidoirie. Il n'est un secret pour personne que c'est à travers le secteur de l'informel que les spéculateurs font leur beurre et se sucrent sur le dos des Algériens. Sa connexion avec la mouvance islamiste ou du moins ses sympathisants étant établie, il y a, malgré tout, comme une chape de plomb qui s'est abattue sur ce secteur qui brasse pas moins de 40% de la masse monétaire nationale. Deux ministres appartenant au Mouvement de la société pour la paix se sont succédé à la tête du département du commerce qui, en principe, a la lourde tâche de réguler les marchés et de veiller au respect des prix des produits de consommation de base et d'éviter toute pénurie qui est synonyme de spéculation. Tous les deux ont fait chou blanc. Aux commandes de ce département et sans interruption depuis le mois de mai 2005 jusqu'à aujourd'hui, El Hachemi Djaâboub et Mustapha Benbada ont connu à eux deux, et de façon cyclique, la crise de la poudre de lait, celle de l'huile et du sucre, de la pomme de terre, une flambée sans précédent des fruits et légumes, de la sardine... Rappelons qu'en plein mois de Ramadhan 2009 le prix du kilogramme de citron a culminé jusqu'à 450 dinars. A chaque fois, la pierre a été jetée à l'autre (Saïd Barkat ex-ministre de l'Agriculture et El Hachemi Djaâboub dans le cas de la crise de la pomme de terre de 2007). C'est donc tout à fait légitimement que l'on doit se demander à qui profite ce filon qui a tissé son lit à travers la misère sociale d'une frange de plus en plus importante de la société algérienne qu'un chômage galopant ne cesse d'amplifier et que les chiffres officiels du chômage ne peuvent maquiller.
La paupérisation rampante est visible quotidiennement à l'oeil nu. Elle a mis une partie des classes moyennes à genoux à travers l'érosion de leur pouvoir d'achat.
Les augmentations de salaires et la revalorisation des retraites ont certes permis de limiter la casse mais jusqu'à quand? Les spéculateurs ont réduit à néant le pouvoir d'achat des Algériens aussi minime soit-il? Que diront les partis engagés dans la course au palais Zighout-Youcef sur ces questions qui rythment le quotidien de leurs potentiels électeurs?
La balle est désormais dans leur camp.



16/04/2012
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