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069-VENDREDI 09 MARS 2012

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El Tarf : après les inondations, colère et désolation

le 09.03.12 | 10h00

| © El Watan Weekend
 

Trois morts, près de 7000 familles sinistrées et des milliers d’hectares de cultures dévastés. El Tarf ne s’est pas encore remise des inondations de la mi-février qu’un nouveau BMS est annoncé ce week-end pour la wilaya. El Watan Week-end est revenu sur les lieux de la crue où les sinistrés crient leur colère.

De notre
envoyée à El Tarf

Des couvertures et des matelas détrempés tentent désespérément de sécher sur les troncs d’arbre arrachés par la crue. A côté, des armoires fracassées et des frigos hors d’usage sont entassés. Bouroumana, douar agricole à une vingtaine de kilomètres d’El Tarf, ne ferme pas l’œil. Les nuages gris menacent encore. Les quelque 300 familles déjà démunies essaient de sauver le peu qui leur reste après les inondations qui ont dévasté la wilaya d’El Tarf il y a quinze jours, faisant 7000 familles sinistrées. Les 22 et 23 février derniers, plus de 120 mm de pluie ont fait sortir l’oued Seybouse et ses affluents de leur lit. Des intempéries aggravées par la fonte des neiges sur les montagnes environnantes et le déversement de l’eau des barrages de Bouhamdène (Guelma) et de Cheffia (El Tarf) dans les oueds, déjà saturés. Bouroumana a payé au prix fort sa proximité avec les oueds et son relief extraplat. «Depuis quinze jours, nous sommes abandonnés. Nous faisons face, seuls, à cette catastrophe.»

Mohamed Lakhoul ne décolère pas. Ce grand gaillard d’une cinquantaine d’années, chef d’une famille nombreuse, a tout perdu. «On ne nous a donné ni nourriture ni couvertures. Qu’on ne nous demande pas alors d’aller voter. Les autorités locales, on les voit une fois tous les cinq ans ! Que l’Etat nous prenne en charge comme des citoyens à part entière ou qu’il nous cède aux autorités tunisiennes !» Mardi dernier, neuf cellules de proximité, composées de médecins, psychologues, sociologues et de représentants de la société civile, ont été mises sur pied par l’Agence de développement social de la région de Annaba pour recenser et accompagner les familles.

Moitiés de couvertures

Ces cellules ont également identifié les besoins les plus urgents pour coordonner une action avec le Croissant-Rouge algérien (CRA) et les associations. Les services de la wilaya d’El Tarf ont aussi annoncé la distribution d’un millier de kits alimentaires et de 500 couvertures dans les daïras de Dréan, Besbès et Ben M’hidi, les plus sévèrement touchées. «Un bidon d’huile, de la farine, un kilo de lentilles et une couverture pour une famille de huit membres minimum, c’est insuffisant ! Dans certaines familles, on leur a donné des moitiés de couvertures ! C’est scandaleux !», s’énerve encore Mohamed. Désemparé, il nous montre un document précieux auquel il s’accroche : une décision favorable, obtenue il y a deux ans, pour bénéficier d’une aide à la construction rurale et dont il n’a jamais vu la couleur. «Je continue encore à loger dans une habitation précaire», résume-t-il en nous montrant ce qui lui sert de toit : deux pièces en parpaing, fermées par une porte en fer, et une cour. Ses vêtements et ses bottes sont tellement recouverts de boue qu’il est impossible d’en définir la couleur. Les sinistrés avouent ne pas comprendre «pourquoi l’Algérie achemine de l’aide à des réfugiés maliens et pas à nous ?» «Les autorités n’ont même pas voulu déclarer notre zone sinistrée. Qu’attendent-elles pour le faire ?», s’interroge Hamid.

«Que quelqu’un vienne nous arracher de cette misère noire !», hurle aussi Mahdi, rencontré près de la mosquée où il est venu récupérer des aides que le groupe Nass El Khir a acheminées sur place mardi dernier. Un jour avant, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, accompagné du ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, et du directeur général de la Protection civile, Mustapha El Habiri, a survolé El Tarf à bord d’un hélicoptère de l’ANP avant de se rendre dans plusieurs points de la wilaya parmi les plus affectés.

Une nuit sur le toit

«Nous comprenons l’inquiétude que nourrit la population de cette wilaya après cette calamité, mais il faut un minimum de temps pour remédier à ce genre d’aléas naturels», s’est-il défendu tout en saluant «la réactivité des autorités locales face à cette catastrophe». Mohamed Touati, la cinquantaine, un autre sinistré du même douar, dont l’extrême fatigue et la déprime se lisent sur son visage, se confie avec de la colère dans la voix : «Tout ce que nous avons entendu à la télé ? Que des mensonges ! Ni Protection civile ni l’armée, encore moins les autorités locales n’étaient capables d’accéder jusqu’à nous la nuit du déluge. Pendant deux jours, nous sommes restés encerclés par les eaux. Ma femme et mes six enfants ont été bloqués toute la nuit sur le toit jusqu’à ce que des pêcheurs, venus avec leurs barques, leur amènent du pain et des médicaments. Et après, nous n’avons plus vu personne jusqu’à ce que le ministère de la Solidarité décide de nous jeter des miettes. Nous n’avons pas besoin de manger. Nous voulons être relogés !»

Dans ce village, les traces de la catastrophe sont visibles. Des routes encore inaccessibles à cause de la boue et des champs encore inondés. A l’école primaire Abdelhamid Louhi, à l’entrée de Bouroumana – où le ministre de l’Education ne s’est pas rendu lors de sa visite à El Tarf mardi dernier –, ce sont les enseignants qui ont pris l’initiative de nettoyer et de rappeler les élèves en classe. Les enseignants en bottes et la directrice en djebba, tout le monde a mis la main à… la boue.

Claquettes en plastique

L’école a été tellement inondée que les appareils de chauffage au mazout sont aujourd’hui hors d’usage, remplis d’eau. Les tables lavées gardent encore l’humidité et l’eau ressort encore du carrelage. Aucun psychologue n’a été envoyé sur place pour aider les enfants à oublier leur cauchemar. Rares sont ceux qui ont retrouvé leurs chaussures ou leurs habits. Mais maalich. C’est en claquettes en plastique et sans chaussettes qu’ils viennent tout de même terminer leurs compositions. A la maison, il ne leur reste même pas de quoi s’asseoir, encore moins faire leurs devoirs. Ils s’installent alors dans les escaliers de la mosquée pour faire leurs exercices quelques minutes avant la rentrée des classes. Les enseignants, eux, tentent de sauver l’année scolaire. Sans livre. Sans manuel. Tout a été emporté par les eaux.

«Nous n’avons reçu aucune décision du ministère pour le moment, constatent deux enseignants occupés à nettoyer la boue restée collée au sol. Benbouzid vient de passer par-là, sans nous rendre visite. On attend…» A Beni Amar, près de l’aéroport de Annaba, le décor est le même. Routes sans goudron, baraques exiguës, collées les unes aux autres, champs encore inondés, serres dévastées… La désolation est aussi la même. La nuit s’apprête à tomber. L’air se fait encore plus frais et les premières gouttes de pluie tombent sur les hommes, qui, dans des va-et-vient incessants, tentent de trouver des couvertures chez des proches.

«Je n’irai pas voter»

«Toute l’Algérie est indépendante sauf Beni Amar ! Nous vivons encore dans les baraques que les colons avaient construites pour les Algériens et nous n’avons pas l’impression que nous sommes des citoyens. Les autorités locales cherchent après nous lorsqu’elles veulent nous recenser pour les élections», s’emporte Aïssa. Sa femme, pieds nus devant la maison, menace avec colère : «Si nous sommes relogés, je vote sinon…» A Bouroumana, le refrain est le même. Toufik, la petite quarantaine, affirme : «Je n’ai trouvé personne pour m’aider et ce n’est plus la peine qu’ils se cassent la tête à venir faire campagne chez nous. Où sont ceux pour qui nous avons voté il y a cinq ans ?»

Le visage livide, la silhouette amaigrie, Mourad, fellah, raconte sa détresse. «J’ai perdu 17 hectares de fraises, de tomates, de poivrons, d’aubergines et de concombres ainsi que 20 serres, ce qui représente 530 millions de centimes de dégâts. Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, nous avons alors saisi tout de suite la direction des ressources en eau pour qu’elle intervienne afin d’évacuer les barrages de la région en alternance pour éviter la catastrophe. Aucune réponse ne nous a été fournie. Nous savons qu’on ne maîtrise pas encore la gestion de ces barrages. Chaque année, le problème des barrages se pose et la population est touchée par des inondations.»

Trousseau perdu

Comme d’autres fellahs de la zone sinistrée, il exige du ministère de l’Agriculture une estimation des dégâts au cas par cas pour être indemnisé. Une commission de suivi et d’évaluation des dégâts causés à l’agriculture a été installée dimanche 26 à la direction des services agricoles. La mission dévolue à cette commission : «Etablir avec précision l’étendue des dommages causés au niveau des superficies cultivées», a indiqué le directeur des services agricoles, Cherif Maghmouli, ajoutant que près de 1500 hectares ont été inondés. Ses plants dévastés, sa veste déchirée, son bonnet plein de boue, Salah préfère les oublier pour se concentrer sur le nettoyage de sa maison. Chez lui, l’eau a atteint plus d’un mètre.

«Nous n’avons pas vu la catastrophe venir. C’était la surprise totale. Le mariage de ma fille était prévu dans dix jours. Mais j’ai perdu tout le trousseau que nous préparions depuis des années. Des kilos de semoule jusqu’à ses robes traditionnelles en passant par ses matelas et ses habits, emportés par l’eau. Comme vous voyez, je suis en train de repeindre la maison pour enlever les traces d’eau et de boue…» Saïda, la future mariée, pieds nus, cheveux décoiffés, a du mal à cacher sa tristesse. Sur la tabouna, elle s’affaire à cuire une galette, le regard ailleurs. De ses rêves de tsdira et de cortège, les inondations d’El Tarf n’ont rien laissé.

Mostfa Mechatti. Directeur des ressources en eau de la wilaya d’El Tarf : les barrages n’ont rien à voir avec les inondations

 

-Vous êtes accusé d’avoir amplifié la catastrophe en déversant simultanément les quatre barrages de la région…  

Le simple citoyen est un profane. Un barrage est fait pour emmagasiner de l’eau. C’est un récipient situé sur le cours d’un oued qui, une fois rempli, se déverse automatiquement. Il y a eu inondation parce qu’il a beaucoup plu. Nous avons enregistré 133 mm additionnés à une certaine lame de neige fondue venue des montagnes. La neige n’a pas eu le temps de fondre lentement, tout est descendu en même temps.

La quantité d’eau venue du bassin versant de la Mafrague et une partie du bassin versant du Seybouse n’a pas pu être canalisée dans les cours d’eau existants, Kébir et Benamoussa. La crue est arrivée à 2500 m3/seconde, l’équivalent d’une distribution d’eau à 25 000 habitants, alors que l’embouchure de la Mafrague (jonction des deux grands oueds) ne peut faire transiter que 1215 m3/seconde, le reste inondant les terres. Les barrages n’ont rien à voir avec les inondations. El Tarf fait partie des zones inondables : la wilaya est composée à 40% de terres basses situées au même niveau que la mer.

-Un plan prévu pour sécuriser la wilaya ?   

El Tarf est une plaine. Nous avons entrepris des opérations : assainissement des terres agricoles, construction de barrages et transferts inter-barrages. Mais cela ne signifie pas que nous pouvons arrêter une catastrophe naturelle.  

-On vous reproche une mauvaise gestion…

Il n’y a pas eu de mauvaise gestion et je ne fuis pas mes responsabilités. Ce n’est pas la première fois qu’El Tarf enregistre un tel déluge. En 1973, 2003 et en 2009, de sérieuses inondations ont touché la ville. Nous sommes en train de chercher des solutions, mais il faut des études précises.
 

 

Noureddine Chenouga. Secrétaire de wilaya de l’Union nationale des paysans algériens : les aides annoncées n’arrangent aucun agriculteur

 

-Le ministre de l’Agriculture a annoncé de nombreuses mesures d’aide. Etes-vous convaincus par cette démarche ?

Non, et aucun des agriculteurs ne l’est. Obtenir des crédits bancaires, même sans intérêt, n’arrange personne. Nous ne pouvons pas accepter ces mesures, même si ce qui a été annoncé par le ministre n’est pas encore tranché de manière définitive. Il a écouté toutes les propositions des agriculteurs. Ce secteur détient, malheureusement, le triste record en matière de dégâts. L’agriculteur a tout perdu. Tout ce qu’il a cultivé est parti en une nuit. Nous ne voulons pas donc de ce genre d’aide. Que vont-ils faire avec des engrais ou des crédits bancaires ?

-Que demandez-vous ?

Une indemnisation des pertes à la hauteur de leur valeur. Pour le moment, nous n’avons pas encore saisi le ministre sur cette question, mais il semble qu’il ait été attentif aux agriculteurs.  

-Les sinistrés, particulièrement les agriculteurs, sont convaincus que ce sont les eaux des barrages qui ont amplifié la catastrophe…

Il aurait été préférable que les barrages se déversent en alternance – et pas de manière simultanée – et que l’on n’ait pas à attendre une décision qui vienne du ministère. Il faut une commission de wilaya apte à prendre ce genre de décision. Nous sommes habitués à être inondés à cause du déversement non étudié des barrages. Dans une partie de la wilaya, notamment à Birihane et à Bouthaldja, des travaux d’hydrauculture et d’aménagement de l’oued font que des centaines d’agriculteurs voient leurs terres inondées chaque année, et ce, depuis six ans.

 

Nassima Oulebsir
 

La campagne au cœur des inondations

le 09.03.12 | 10h00

 

Les inondations d’El Tarf sont-elles vraiment une catastrophe naturelle ? Des 100 mm de pluie tombés en 24 heures ou des lâchers simultanés de quatre barrages, ou encore des deux à la fois, qui en est cause ? Les pouvoirs publics minimisent et tentent de se soustraire à toute responsabilité quant aux dégâts causés par les eaux en furie. Pour la population et ses représentants de l’APW – qui a pondu un surprenant communiqué dans ce sens, campagne électorale oblige – il ne fait aucun doute que ces grands ouvrages hydrauliques, dans lesquels il faut compter un colossal mais bancal projet d’assainissement des plaines, ont profondément modifié l’hydrographie de la région sans pour autant éloigner définitivement avec la pénurie d’eau potable et, visiblement, les inondations.

Dans la même veine, l’anarchie qui règne dans l’urbanisme, où même le simple bon sens n’existe plus, a fait exploser les zones habitations éparses ou isolées jusque dans les endroits connus pour être inondables mais qu’on a grignotés, rassérénés par les promesses de tous ces barrages – à terme il y en aura cinq alignés sur moins de 35 km à El Tarf – mais aussi, comme partout dans le monde, par oubli ou convoitise des terrains. Il y aurait des centaines de familles sinistrées qui se plaignent d’être toujours livrées à leur sort. Beaucoup ont été prises au piège en pleine zone urbaine, là où par définition les techniques de construction bien appliquées auraient pu éviter que les eaux envahissent les cités avec une telle amplitude. Les trois personnes décédées ont été piégées dans leurs voitures par les flots des oueds.

On a pu constater, fait singulier, qu’une grande partie des personnes secourues étaient prisonnières des eaux sur les routes et dans leur voiture. Elles doivent leur salut à la popularisation du téléphone portable. Les inondations ont duré trois jours et les dégâts sont, certes, importants, mais on en a vu autrement plus dévastateurs. Le ministre de l’Intérieur, accompagné de son collègue des Ressources hydriques et du DG de la Protection civile, a, dès la décrue, ouvert un véritable défilé ministériel en annonçant que c’était la volonté du président de la République que de s’informer sur la situation. Ont suivi le ministre de la Solidarité qui a fustigé la société civile, celui de l’Agriculture qui a promis un rééchelonnement des dettes, celui des Travaux publics qui n’a pas soufflé mot sur l’autoroute en souffrance à El Tarf et celui de l’Education qui s’est également senti concerné à cause des établissements envahis par les eaux. Jamais El Tarf, la wilaya rurale du fin fond du pays, n’a été l’objet de tant de sollicitudes. Il est vrai qu’elle est toujours en tête de classement dans les taux de participation aux scrutins avec jamais moins de 80%... 

Slim Sadki
 

André Parant, nouvel ambassadeur de France à Alger

le 09.03.12 | 10h00

Le gouvernement algérien a donné son agrément à la nomination de M. André Parant, en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française, auprès de la République algérienne démocratique et populaire, a indique hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

APS
 
 

Politique : Said Sadi se retire officiellement de la présidence du RCD

le 09.03.12 | 10h39

| © D.R
 

C'est désormais officiel. Plus de vingt ans après avoir pris les commandes du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Dr Said Sadi se retire officiellement de la présidence de ce parti.


Saïd Sadi, secrétaire général du RCD a annoncé ce vendredi, lors de son discours d'ouverture du 4e congrès du parti, son retrait officiel  de la présidence du parti et affirme qu'il ne briguera pas un nouveau mandat de président. "Avec une conscience sereine et une pleine confiance en l’avenir, je vous annonce ma décision de ne pas me représenter au poste de président du RCD", a-t-il dit aux congressistes.

Et d'ajouter: «J’ai longuement réfléchi, je m’en suis ouvert aux membres de la direction. Il est temps que les compétences formées dans et par le parti s’expriment et s’accomplissent", a-t-il dit.

Cette décision n’a pas fait sans choquer les cadres du parti dont certains ont accueilli avec des larmes.  Mais, Saïd Sadi préfère désormais laisser sa place à d'autres cadres du parti, les jeunes notamment.  "Je pense sincèrement que désormais il faut que les jeunes cadres du parti, qui représentent déjà l’essentiel de la direction, assument leurs pleines responsabilités dans les nouvelles étapes qui attendent le pays", estime-t-il.

Le Dr Saïd Sadi, qui est l'un des fondateurs du parti en 1989, rassurera toutefois qu'il restara militant du parti. "Il va de soi que je resterai militant car j’estime que l’on n’a pas le droit de revendiquer la liberté et la justice et s’exonérer d’un engagement personnel dans les luttes qui se mènent pour la démocratie", a-t-il promis.

Dans la matinée de ce vendredi, une source proche du parti a révélé à notre journaliste qui était sur place que Saïd Saadi allait annoncer son retrait de la présidence du parti.

Mina Adel
 

Huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie

De gros bras vont disparaître

le 09.03.12 | 10h00

| © D. R.
 

Ce week-end (aujourd’hui et demain) sera consacré aux huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie de football. Quatre clubs au moins de la Ligue 1 feront leurs adieux à cette épreuve.

Quatre matches au sommet entre pensionnaires de la Ligue 1 professionnelle sont inscrits sur la feuille de route de ces huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie de football qui se joueront aujourd’hui et demain. Il s’agit, en effet, du derby de l’Est entre le CS Constantine et l’AS Khroub et du grand classique opposant l’USM Alger à la JS Kabylie ainsi que les deux chocs WA Tlemcen-MC Alger et MC Saïda-CR Belouizdad. C’est dire que quatre clubs de l’élite vont disparaître au terme de ce tour prometteur en matière de suspense et de beau jeu. A commencer par le classique prévu au stade de Bologhine entre la JS Kabylie et l’USM Alger qui sera dirigé à cette occasion par Meziane Ighil qui n’est autre que l’ancien coach des Canaris.

En dépit de l’avantage du terrain et du public, rien ne dit que les Rouge et Noir sont favoris, les Kabyles, en net regain de forme sous la conduite de Karouf, ont leur mot à dire. D’autant plus que les Canaris, détenteurs du trophée, sont décidés à conserver leur titre et sauver, par la même, leur saison. La belle pelouse du stade Chahid Hamlaoui de Constantine accueillera le derby de l’Est entre le CSC et l’AS Khroub de l’ancien sélectionneur national olympique Azzedine Aït Djoudi. Un duel indécis où le dernier mot reviendra à l’équipe la mieux concentrée et mieux préparée psychologiquement. Le Mouloudia d’Alger, sévèrement corrigé par l’ASO Chlef mardi dernier pour la mise à jour du calendrier du championnat (4-2), sera soumis à rude épreuve face à une redoutable équipe du Widad de Tlemcen qui se porte bien ces derniers mois.

Le Doyen a, cependant, les moyens et l’expérience nécessaires de franchir avec succès l’écueil du WAT. Le Chabab de Belouizdad, quant à lui, devra retrouver une nouvelle fois son bourreau du week-end dernier en championnat, à savoir le MC Saïda. En perte de vitesse, les Algérois auront à cœur de renouer avec les résultats positifs, surtout que l’équipe de Saïda demeure prenable même sur son propre terrain. L’USM El Harrach, pour sa part, se doit d’être prudente devant l’équipe de Bir Mourad Raïs qui veut faire durer la sensation. Idem pour l’ES Sétif et l’ASO. Les Noir et Blanc croiseront le fer avec la coriace formation de la Ligue 2 : la JS Saoura. Le public de Aïn Oussera attend, par ailleurs, un exploit de son équipe favorite, CRBAO, à l’occasion de la réception du Widad de Boufarik. Seul le club de l’ASO Chlef ne devrait pas rencontrer de difficulté chez lui à l’occasion de la venue de l’équipe de Aïn Jasser.

Kamel Yamine
 
 

 



09/03/2012
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