La Tunisie a battu la Zambie (2-1) le 22 janvier 2015.
La Tunisie a battu la Zambie (2-1) le 22 janvier 2015. - KHALED DESOUKI / AFP

20 Minutes avec AFP

A l'arraché. La Tunisie, de nouveau peu convaincante dans le jeu, est parvenue à renverser la Zambie (2-1) dans les dernières minutes et à prendre une option pour la qualification, jeudi à Ebebiyin.

Donnée favorite du groupe B, la Tunisie compte désormais 4 points après son nul face au Cap-Vert (1-1), alors que la Zambie (même nul contre la RD Congo) est au bord du gouffre. Mais que ce fut laborieux pour les Aigles de Carthage!

Il a fallu un but sur coup de pied arrêté signé Akaichi (70e) et une tête de Chikhaoui dans une contre-attaque (89e) pour surmonter l'ouverture du score de Mayuka (60e).

 

Dominateurs, les Zambiens parvenaient aisément dans la surface adverse, alors que les Tunisiens procédaient par contre, mais de manière très sporadique, même s'ils auraient pu aussi bénéficier d'un penalty pour une main flagrante de Sunzu dans sa surface, non sifflée (3e).

La Zambie regrettera sa maladresse

A vrai dire, les Aigles de Carthage se montraient totalement absents des débats pendant l'essentiel de la rencontre. Msakni, le joyau technique, et Khazri, le détonateur, n'ont ni brillé ni détoné sur leurs ailes, coupées. Ce dernier, hors-sujet, a même été remplacé à l'heure de jeu.

Et la paire Saihi-Ragued au milieu était totalement dépassée par les Chipolopolos, que les "boulets de cuivre" arrivent lancés ou qu'ils construisent tranquillement.

L'homme du match fut longtemps zambien: Kalaba. Le capitaine étalait sa classe technique et affolait l'adversaire par ses dribbles et son coup d'oeil. C'est lui qui, après une incursion dans la surface, servait parfaitement Mayuka qui, seul au second poteau, reprenait de volée pour concrétiser la domination zambienne (60e).

Un but amplement mérité, au vu de la kyrielle d'occasions annihilées par le gardien Mathlouthi (33e, 40e) ou la maladresse (39e, 44e).

Mais la Zambie pouvait finalement regretter ses occasions vendangées: elle souffrait coup sur coup de la blessure de son buteur Mayuka, évacué sur civière, et de l'égalisation signée Akaichi, oublié au deuxième poteau sur corner (70e), avant le coup de poignard fatal assené par Chikhaoui. Et l'homme du match fut donc toujours le capitaine, mais tunisien.